LUBAC H. de, S.J., Le caractère social du dogme chrétien (1936)

“Dans un article récent sur Le sentiment religieux et l’école libératrice, M. Marcel Giron, faisant le procès de l’éducation chrétienne, écrivait : “Il s’agit de savoir si l’éducation doit préparer l’individu à négliger tout ce qui existe dans ce monde ? Si oui, on aboutira au développement d’un égoïsme forcené. L’homme n’aura plus qu’un souci, son salut individuel ; tant pis si les autres souffrent et si des misères sans nombre nous entourent. Et si tous les êtres adoptaient ce point de vue, le monde et les hommes n’auraient plus de raison d’exister, ‘nous n’aurions plus qu’à retourner aux déserts, à nous enfermer tous dans des cloîtres, à nous meurtrir jour et nuit…’, pour fuir I’enfer et gagner le ciel. Mais tout cela, c’est la négation même de I’humanité, de la vie en société…”. L’objection est très répandue. On la trouve longuement exposée par Gabriel Séailles dans un ouvrage qui connut un grand succès, il y a quelque trente ans, et qui est encore assez lu. Énonçant ce qu’il appelle, non sans emphase, les affirmations de la conscience moderne, Séailles oppose au chrétien ‘qui se retire de la cité des hommes, uniquement préoccupé de son salut qui est affaire entre lui et Dieu’, ‘l‘homme moderne, qui accepte le monde et ses lois avec la résolution d’en faire sortir tout le bien qu’ils comportent’. Cet homme moderne ‘ne peut se détacher des autres hommes ; conscient de la solidarité qui l’unit à ses semblables, qui l’en fait en un sens dépendant, il sait qu’il ne peut faire son salut tout seul’.
Séailles était un militant de la libre-pensée. Mais un philosophe aussi serein qu’Hamelin s’accorde ici avec lui. Au cours d’une étude sur La philosophie analytique de l’histoire de M. Renouvier, Hamelin déclare en effet que, le christianisme ayant promis le salut non aux collectivités mais aux individus, le point de vue tout individualiste où le chrétien se place en conséquence entraîne trop souvent chez lui le mépris de la justice. Car, ajoute-t-il, “il est impossible d’être juste sans accorder d’intérêt à l’ensemble actuel et à I’avenir du groupe social dont on fait partie. La justice repousse donc le pur et le strict individualisme, à la différence des doctrines de lutte pour la vie ou du détachement chrétien’.
En face de ces assertions, mettons ce simple témoignage : ‘Il y a au fond de l’Évangile la vue obsédante de l’unité de la communauté humaine‘…”

Henri de Lubac, S.J.

La suite de l’argumentation – prête à l’examen critique – est intégralement lisible dans le fichier (PDF OCR) à télécharger ici…

LEFEVERE S., La crevette grise (IRSN, 1960)

L’IRSN : les curieux connaissent en général plutôt bien son avatar moderne, le Muséum des Sciences naturelles, mais pas forcément l’institut de recherche dont il est la vitrine. Pour en savoir plus : Institut royal des Sciences naturelles de Belgique ou NATURALSCIENCES.BE.

Nous parlons d’un temps que les moins de vingt ans… En 1960, le Patrimoine de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique publiait ses Carnets du Service Educatif. Le numéro 11 était consacré à… la crevette grise. Son auteur, Sylvain LEFEVERE, était assistant à l’IRSN et a déployé des trésors de pédagogie pour donner goût aux savoirs contenus dans l’opuscule. Profitez-en en cliquant ci-dessous…

LEFEVERE S., Le hareng (IRSN, 1960)

L’IRSN : les curieux connaissent en général plutôt bien son avatar moderne, le Muséum des Sciences naturelles, mais pas forcément l’institut de recherche dont il est la vitrine. Pour en savoir plus : Institut royal des Sciences naturelles de Belgique ou NATURALSCIENCES.BE.

Nous parlons d’un temps que les moins de vingt ans… En 1960, le Patrimoine de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique publiait ses Carnets du Service Educatif. Le numéro 9 était consacré au… hareng. Son auteur, Sylvain LEFEVERE, était assistant à l’IRSN et a déployé des trésors de pédagogie pour donner goût aux savoirs contenus dans l’opuscule. Profitez-en en cliquant ci-dessous…

Le Tchinis’ (fanzine, vers 1975)

Jour Bon,

Nouveau nom, nouveau format, mais mêmes têtes, même équipe mûrie, affermie et de plus en plus déconnante.

Eh oui ! C’est nous qu’on est les petits rigolos sérieux qui se sont compromis dans la production artisanale d’un canard appelé communément LE SAMOYOBE, lecture actuellement interdite dans certains établissements scolaires liégeois, allez savoir pourquoi.

Ce journal ne peut seulement pas être réalisé chaque fois par un groupe réduit de types qui friseraient la méningite à force de pondre des articles sérieux et moins sérieux. La débilité, ça fatigue.

Mortalité : tu dois nous envoyer des articles, des idées, des ronds, de la bouffe, à boire, une paire de fixe-chaussettes amidonnés et toutes ces sortes de choses qui font toujours plaisir.

Dans ce numéro, que trouver ?
Diantre, Cornegidouille, Diable, Palsambleu, la belle question.
Des tas de trucs.
Vertuchou, Crédieu, Ventre-Saint-Gris, la belle réponse.
Notamment des articles sur Floreffe, des spectacles, un type extraordinaire qui se passionne pour le folklore et les traditions de la région du Geer, des nouvelles, etc.
Tourne la page et lis !

The Tchinis’ Rédaction


Ce fanzine contient une des premières nouvelles écrites par un membre honorable de notre équipe, Philippe Vienne : L’envers du décor (p. 7). Nous sommes quelque part en 1975, il avait 14 ans…

WALTHERY : à propos de Natacha (interview, 2004)

Revue à propos n°12 (monographie, mars 2004)
François Walthéry  :  “à propos” de Natacha

Cet album de « à propos de Natacha » a été tiré à 250 exemplaires numérotés et signés par l’auteur sur la couverture. Il a pour propos la série culte de François Walthéry : Natacha ! Ce magnifique ouvrage contient de nombreux croquis et dessins inédits, ainsi qu’une interview de Walthéry…

    • Tirage de tête
    • Couverture souple,
    • 64 pages noir & blanc
    • Format : 13,50 cm / 19 cm
    • Mise en couleur de la couverture : Bruno Wesel
    • Dépôt légal : mars 2004
    • Revue à propos n° 12
    • EAN 29300348118
    • Les Editions À Propos – Éditeur responsable Stephan Caluwaerts, à Incourt (BE)

HAVERSIN : Premiers jours de guerre dans le quartier Saint Léonard, à Liège

[LA LIBRE BELGIQUE, lundi 27 septembre 2004] HISTOIRES DE CHEZ NOUS. Nous poursuivons aujourd’hui les chroniques consacrées pendant le mois de septembre à des aspects liégeois des guerres 1914-1918 et 1940-1945. Pendant les premiers jours de la guerre 1914, le docteur Elie Haversin a tenu un journal relatant la vie de son quartier de la rue Saint-Léonard. Son petit-fils nous a fait parvenir ce journal qui fait vivre au quotidien des événements qui deviendront historiques.

Dès le 4 août, le docteur écrit que l’on entend le canon au loin. Le jeudi 6 août vers 5h du matin, des clameurs s’élèvent de la rue : “Vive les Anglais ! Vive les Anglais !” De la fenêtre, sa femme et sa fille disent qu’une troupe d’Anglais passe dans la rue. Des fenêtres voisines, on agite des mouchoirs, des draps de lit, on leur jette des cigares. “Je me retourne sur mon coussin, écrit le docteur, en me disant : Des Anglais, c’est drôle…” Tout à coup, un coup de feu suivi d’une fusillade. Toute la famille se précipite à la cave… [Lire la suite sur wallonica.org…]

Festival l’Europe & l’Orgue (programme, Maastricht, 1997, trad. P. Thonart)

Sur les orgues, dans les églises, il servira sa ville pour la récréation des fidèles de la municipalité, afin que sa musique les détourne des auberges et des tavernes. Sur ordre du Maïeur, il jouera de l’orgue, chaque fois une pleine heure, le dimanche matin et l’après-midi du même jour, ainsi que chaque jour après la prière du soir et à l’occasion des jours de marché municipal.

d’après les actes de désignation des organistes municipaux (± 1600)

De plus, il “pratiquera son art pour que les fidèles viennent volontiers  l’écouter et affluent pour ce faire des quatre coins de la commune” (d’après les archives de l’église de Saint-Bavon à Haarlem). En ouvrant des concerts d’orgue à tout un chacun, le but des autorités de l’époque était clair, et leur conception de l’influence bénéfique de la musique sur le peuple était en tout cas meilleure que celle de plus d’un prédicateur. Les églises réformées étaient le point de rencontre où l’on retrouvait la bourgeoisie aisée, les marchands en route pour la foire et le petit peuple. Aux claviers des orgues municipales, l’organiste y occupait une place de choix et méritait considération.

A celui-ci, il était également demandé de jouer plus souvent “au moins par temps hivernal, alors que les fidèles dehors peu se promènent à cause de la tempête et des frimas, et qu’en l’église ils se réfugient” et “à la demie de onze heures, lorsque de coutume plus de passants se trouvent en l’église“.

Mais, les années passent et les temps changent. C’est ainsi que les églises catholiques romaines sont également devenues des lieux de rencontre où l’organiste touche l’orgue avec grâce et maestria. “Mais jamais du luxe et de la luxure du siècle il ne mâtinera la musique spirituelle“, sermonne Constantin Huygens dans son opuscule dont le titre français pourrait être: De l’usage et des mésusages de l’orgue dans les églises des Provinces-Unies.

Quoi qu’il en soit, l’époque est autre qui, aujourd’hui, accueille l’Europe & l’Orgue Maastricht : un festival européen qui réunit des amis de l’orgue venus du monde entier. Un rendez-vous festif, avec un clin d’œil vers les “auberges et les tavernes“, à l’ombre des tours de Notre-Dame, de Saint-Servais et de Saint-Mathieu. Huygens n’en aurait vraiment pas voulu à la bonne ville de Maastricht !

Jan J.M. Wolfs

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VIENNE : Les Crehay, peintres spadois (ULiège, 1991)

Ce mémoire de fin d’études a été présenté par Philippe Vienne (membre de l’équipe wallonica), en vue de l’obtention du grade de licencié en histoire de l’art et archéologie de l’Université de Liège, année académique 1990-1991.

 

LE SOIR : Les fiches de l’actualité 1995

La mort de Rabin, les accords de paix en Bosnie, I’agitation sociale dans les services publics et dans l’enseignement, les essais nucléaires français, les élections : la liste est longue des sujets qui ont fait I’actualité en 1995. Qu’en retenir ? Comment garder la trace de ce fleuve impétueux des faits qui se bousculent et se succèdent, et comment en comprendre le contexte ? Pour la
deuxième année consécutive, Le Soir a rassemblé en un volume toutes les fiches de l’actualité de l’année écoulée. Ce dossier peut vous permettre de conserver le souvenir de I’année 1995. Il en est le journal à garder, à feuilleter, à relire, afin que la mémoire des événements aide à mieux comprendre l’année 1996.

Rappelons que ces fiches ont été créées en janvier 1994. Elles paraissent chaque mardi, dans Le Soir, et ont l’ambition de mettre en lumière l’historique, le contexte, les mots-clés d’un événement important de la semaine écoulée ou à venir. En présentant ces explications sous forme d’un texte court, clair, aidé par une infographie. Des fiches qui ne sont pas des pages d’encyclopédie ou de dictionnaire mais de véritables éclairages pédagogiques sur l’actualité. Car celle-ci court si vite, sans que nous ayons le temps de nous remémorer les points fondamentaux qui l’expliquent. Destinées aux étudiants, mais aussi à tout Honnête Homme curieux, ces fiches ont été réalisées par Alain Vaessen et coordonnées par Vincent Quittelier. Elles ont été mises à jour pour ce dossier et sont accompagnées d’un rappel des autres points forts de l’actualité 1995.

Par rapport à 1994, les fiches exploitent encore davantage les carrefours de l’information : elles renvoient davantage l’une à l’autre. Car comment, par exemple, parler du Burundi sans aborder les thèmes plus généraux de la guerre, du droit international ou des Droits de I’homme, autant de sujets de fiches dans ce recueil ?

En 1995, nous avons ajouté à nos fiches hebdomadaires des balises de l’info, chaque troisième mardi du mois, mais par souci de cohérence avec notre dossier de l’an passé, qui avait connu un large succès, nous n’avons repris dans ce volume que les fiches de l’actualité proprement dites.

Ce nouveau dossier n’est pas un simple recueil scolaire : il est le complément naturel du Soir et de ce que vous pouvez y lire jour après jour.

GUY DUPLAT