Journal des procès n°243 (3 septembre 1993)

Quel plaisir (pour nous mais aussi pour vous, faute de quoi nous liriez-vous ?) de reprendre, après deux mois de vacances, la publication du Journal des procès ! Il va bien, comme vous pouvez vous en rendre compte, il continue sur sa lancée qui est celle de l’amitié au-delà des divergences, de I’optimisme compris en ce sens que de la conjonction de bonnes volontés venant de tous les horizons, surgiront des améliorations de notre société et que le mot d’ordre reste de tirer les gens – les gens, c’est nous ! – vers le haut.
Elle en a grand besoin, notre société ! Tant et tant d’entreprises qui ferment leurs portes, tant et tant d’ouvriers, d’employés mis au chômage. Plus on va et plus, à l’inverse de ce que disait le laboureur de La Fontaine à ses enfants, c’est le fond qui manque le plus ! Est-ce que tout ça ne va pas finir par craquer, est-ce qu’on ne lutte pas contre l’impossible ? Les pays de I’Est, enfin libres, bradent leur production, ruinant la concurrence au moment même où l’afflux d’immigrés est une charge de plus en plus lourde pour nos pays.
Il faut, comme toujours, tout faire en même temps, ne céder sur aucun principe, remettre sans cesse I’ouvrage sur le métier, faire preuve d’imagination, ne penser qu’au mieux être possible. La justice est là pour nous guider, vertu tellement plus grande que la charité. L’humour aussi…
Vous connaissez peut-être I’histoire. Un avocat envoie un télégramme à un de ses clients, rédigé en ces termes concis : LA JUSTICE L’EMPORTE !
Réponse du client: INTERJETEZ APPEL…

Philippe Toussaint


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