MÉTAL HURLANT : Alien (hors-série n°43bis, septembre 1979)

Comme un cheveu sur la soupe (gras le cheveu, à la tomate la soupe), voici, inattendu, un hors-série de MÉTAL HURLANT à cause d’un film important, infiniment, et qui nous a pris de court : Alien.
Et pourtant…
Les premiers, il y a deux ans, nous avons édité Le Nécronomicon : toutes les  images sulfureuses, noires et terriblement fœtales de Giger. Dan O’Bannon avait travaillé un temps à MÉTAL, écrivant le scénario de The Long To-morrow de Moebius qui contient bien souvent Alien en germe… Christian Foss, avait dessiné la couverture de MÉTAL HURLANT n° 11, dans l’attente et dans la promesse d’une histoire qu’il prépare depuis des années et que nous attendons, épuisés, impatients, au seuil du désert des Tartares.
Mais nous ne nous attendions pas, nous n’imaginions pas que tout cela réuni : Giger créant les monstres, O’Bannon écrivant l’histoire et faisant bien davantage, Foss boulonnant les fusées et Moebius (MOEBIUS !) dessinant les scaphandres (et aussi, le metteur en scène de Duellistes et de Ron Cob, l’écologiste narquois), nous allions pour la première fois au cinéma avoir peur.
Filez voir Alien : vous êtes toujours un petit garçon et au-dessus de l’armoire le Père Fouettard attend…

JEAN-PIERRE DIONNET

La vie liégeoise n°10 (octobre 1974)

Ami lecteur, que tu sois de chez nous ou que tu viennes d’au-delà de nos frontières, la Ville de Liège est heureuse de te recevoir chez elle. Elle te souhaite la plus cordiale bienvenue et te rappelle que l’Office du Tourisme est à ton entière disposition pour te servir.

L’article consacré à la rue du Pont à Liège est entièrement retranscrit dans le topoguide

CAHIERS MARXISTES n°165 : 1789-1989 (janvier-février 1989)

La Révolution française est comme une borne dans l’histoire de toutes les nations.

Ce constat de l’historien marxiste Eric Hobsbawm suffirait-il à justifier la présente livraison des cm, presque entièrement consacrée à 1789. On ne nous soupçonnera pas d’entrer en compétition avec les fastes français du bicentenaire, grandioses et déjà envahissants.

Guy Lemarchand, professeur à l’université de Rouen, traite en expert de la situation en France à la fin de l’ancien régime. Robert Devleeshouwer, ancien professeur à l’université de Bruxelles, signe un texte original et impétueux sur la révolution française et la Belgique. Quant à Philippe Raxhon, jeune historien liégeois, il explore pour nous un événement mal connu, le centenaire de la révolution française dans la cité ardente.

Une substantielle note de lecture de Claude Renard sur 1789 dans les provinces belgiques complète cette série “révolutionnaire”.

Rosine Lewin, rédactrice en chef

LE VIF : Les 100 qui ont fait la Belgique (dossier, 25e année, n° 28-29, 2007)

“Pourquoi celui-ci et pas celui-là ? La place dévolue à chacun est-elle équitable ? Quand on publie un dossier du type « top 100 », on se heurte vite à des choix impossibles. On entend déjà persifler ceux qui auront relevé des omissions impardonnables. Ou ceux qui déplorent le besoin très actuel de classer (décideurs de l’année, communes bien gérées…). “Comment comparer le fondateur d’une grande boîte pharmaceutique avec un Prix Nobel ? remarque fort justement un professeur de l’ULB consulté par la rédaction. Les gens doivent comprendre que les découvertes, c’est du travail d’équipe.” Néanmoins, l’intérêt du public pour les grandes figures d’hier et d’aujourd’hui est une réalité. En 2005, la RTBF et la VRT ont organisé un vote des téléspectateurs pour élire le “plus grand Belge” de tous les temps. Jacques Brel a remporté la palme d’or du côté francophone, le père Damien a écrasé la concurrence du côté flamand . Notre classement, lui, reprend les personnalités qui se sont illustrées depuis 1830. Exit, donc, Ambiorix. Mais aussi Godefroid de Bouillon ou Rubens. Nous n’avons pas retenu non plus des vedettes plébiscitées aujourd’hui par le grand public et peut-être oubliées demain. Notre sélection, forcément subjective, associe les Belges les plus influents, ceux qui ont marqué leur époque et ceux qui participent à l’identité belge. Sans oublier certains noms dont le pays est moins fier… “

Pour en savoir plus…

Arduina n°3 (magazine, 1997-1998)

“Faites une fleur à la nature, protégez-la !”

Le message de la Fédération Touristique du Luxembourg Belge, dont nous nous sommes déjà fait l’écho, a des accents bucoliques. Il n’en cache pas moins une préoccupation qui se fait de plus en plus pressante. “Protéger la nature, respecter l’environnement, garder les villes et villages propres…” Ces consignes, indissociables du devoir civique de tout un chacun, sont plus que jamais d’actualité.

Respecter la nature, c’est aussi, sinon d’abord se respecter soi-même… en contribuant simplement au bien-être de tous.

La pollution s’est hissée parmi les fléaux majeurs qui menacent notre planète. Sous les formes, parfois les plus pernicieuses, voire presque anodines – serait-on tenté de croire – ses ravages ne cessent de ronger notre environnement. L’homme clôture, asphalte, bétonne… et produit de plus en plus de déchets.

Si I’habitude nous masque le triste visage qu’offrent nombre de villes, le contraste s’affiche de façon nettement plus cinglante dans nos campagnes et nos forêts !

Qui sont-ils donc, ces prétendus amoureux de la nature qui sèment papiers et détritus sur leur passage. Dans notre société tout entière vouée à la consommation, les producteurs tiennent évidemment une large part de responsabilités en matière de pollution. Avec pour souci majeur le “bien-être” et la facilité des consommateurs, en rendant leurs produits toujours plus accessibles, les fabricants contribuent ainsi à I’augmentation des déchets. Emballages divers et bouteilles dans des matières plastiques, boîtes métalliques, sont hélas, de plus en plus volontiers éparpillés dans la nature par des gens sans scrupule.

Sans doute, est-ce là, affaire d’éducation et respect de la part des uns, mais ne pourrait-on pas aussi espérer, de la part des autres, une prise de conscience à ce niveau, débouchant sur des méthodes de conditionnement plus respectueuses de la nature ?

On peut aussi s’interroger sur les infrastructures mises à la disposition du public. Le nombre de poubelles, apparaît, par exemple dans certains cas, parfois bien dérisoire sur les sites censés faire face à un taux de fréquentation élevé. Il faut bien évidemment des moyens humains et matériels pour faire lace à la situation. Dans ce domaine, la balle est dans le camp des autorités auxquelles il revient donc d’allier le geste à la parole. Conseiller le public, c’est bien. Encore faut-il que celui-ci puisse appliquer les consignes…

Tout est question de volonté. Afficher un slogan sensibilisateur est déjà une première étape. Donnons-nous, donnez-nous, les moyens de joindre I’acte à la parole… Et tant qu’à parler de “message”, prêchons un peu pour notre paroisse, en vous suggérant, chers lecteurs, d’assurer à votre manière, la promotion du produit que vous tenez entre les mains. Vous qui appréciez Arduina, parlez-en donc à vos amis et connaissances. La démarche d’une publication comme celle-ci ne peut être garantie de succès, que si tous ceux qui aiment I’Ardenne s’associent à notre cause.

Christian Léonard
Rédacteur en chef


195 FB / 33 FF / 11 FL : des francs belges ou français, des florins, c’est la marque d’une autre époque. On la trouve au pied de la couverture de l’éphémère magazine Arduina, dont trois numéros seulement nous sont parvenus (merci à notre regretté collaborateur David Limage pour cela). La collection est néanmoins complète comme cela et restera disponible dans les ressources de notre documenta.wallonica.org


Dans le même fonds…

FLUIDE GLACIAL n° 394 : Spécial Belgique (avril 2009)

Quand un magazine d’UMOUR et BANDESSINÉES, j’ai nommé Fouloude Goziol ou, plus communément Fluide Glacial, se paie une tranche de Belgitude, cela donne ceci…

Les gens du monde : le Belge (page 51)

Le Belge est un français comme vous et moi mais en septante fois plus zievereer. On distingue couramment quatre types de Belges. Pour les croiser, il suffit de se perdre à Bruxelles en allant à un vernissage de Schuiten-Peeters ou à l’anniv’ de Jean-Claude Van Damme, par exemple, et de demander son chemin.

Si le Belge fait semblant de ne pas comprendre et vous répond “Walen Buiten” avec des cris gutturaux qui évoquent la laryngite aviaire du corbeau, c’est que vous êtes tombé sur un Flamand. Mince comme la monture de ses lunettes design, racé comme un canapé griffé des “6 d’Anvers”, travailleur et aisé, le Flamand est persuadé d’aider Dieu et le roi à sauver la Belgique. D’ailleurs, s’il était moins overbooké, iI se chargerait lui-même de la débarrasser de ses 4 millions de Wallons qui la plombent avec leur chômage longue durée et leurs cirrhoses hors de prix. En attendant la guerre de Sécession, il se console en écoutant des groupes flamands before-buzz et after-hype, recommandés par David Bowie, et en dénonçant son voisin qui mange du pain français.

Si te Belge est bruyant et expansif, vêtu d’un jogging fluo et d’un T-shirt “Franck Michael World Tour”, roule les yeux et les “r”, c’est que vous êtes tombé sur un Wallon venu claquer ses indemnités chômage à Bruxelles. Enfermés dans leur enclave territoriale où les hivers et les plans sociaux sont longs et rigoureux, les Wallons ont décidé de ne pas se laisser aller au suicide collectif qu’espèrent d’eux les Flamands. Pour les aider à garder la niaque, ils peuvent compter sur une nourriture roborative (sirop de Liège, tarte al djote, panier-repas de la Croix Rouge…), les chansons d’Adamo et Frédéric François (deux enfants du pays qui ont eu le courage de ne pas s’installer à Monaco) et surtout les apparitions télévisées cultissimes de leur ministre socialiste, Michel Daerden, à côté duquel Eltsine aurait eu l’air sobre (voir ses 670 sketches sur youtube). Comme il n’est pas pressé et qu’il a le cœur gros comme un haut-fourneau éteint, le Wallon vous offrira sûrement une gaufre et vous racontera sa vie de façon si désespérée et si drôle que le petit frenchy maniéré que vous êtes
prendra sa première leçon d’humour grunge (l’exact opposé d’un spectacle d’Arthur).

Troisième solution, le Belge t’appelle “tich” et t’emmène boire direct une Duvel au Verschueren ou au Belga. Tu as affaire à un Bruxellois (il y en a un million dans la capitale). Les mots “convivialité” et “collant” ont été inventés pour eux. Censés être tous “totally bilingual” (d’après leurs CV bidon), ils sont en fait à 80% francophones mais ne supportent pas (surtout Tinlot) d’être pris pour des Wallons (qu’ils trouvent terriblement ordinaires et provinciaux). Vaguement complexé d’être belge, le Bruxellois admire en secret le Flamand désinhibé qui assume grave sa belgitude (alors que de son côté, le Flamand déporterait volontiers en Wallonie le Bruxellois francophone qui fait tache dans sa capitale). Mais le Bruxellois est avant tout fier d’être au cœur du royaume, à un jet d’urine du Manneken-Pis et du
palais du roi adoré, à quelques stations du sporting-club d’Anderlecht et de l’Union St Gilloise, au pays de Tintin, de Gaston, d’Eddy Merckx, d’Annie Cordy, de l’entarteur, de Sttellla, des Snuls, de l’Atomium, des gouvernements sans Premier ministre… Bref, le Bruxellois se la joue mais on lui pardonne parce qu’il a de quoi.

Dernier cas, si le Belge vous répond avec un superbe mix d’accent allemand et de wallon, vous êtes tombé sur un des membres de la communauté germanophone (ils sont 70 000). Le mieux est de faire comme tout le monde en Belgique : s’en foutre et passer votre chemin. De toute façon, le royaume
de nos voisins est si petit qu’on ne peut pas s’y perdre.

Pascal Fioretto, Fluide Glacial

Pour en savoir plus…

Arduina n°2 (magazine, 1997-1998)

195 FB / 33 FF / 11 FL : des francs belges ou français, des florins, c’est la marque d’une autre époque. On la trouve au pied de la couverture de l’éphémère magazine Arduina, dont trois numéros seulement nous sont parvenus (merci à notre regretté collaborateur David Limage pour cela). La collection est néanmoins complète comme cela et restera disponible dans les ressources de notre documenta.wallonica.org


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FLUIDE GLACIAL n°93 : les bonnes feuilles (mars 1984)

Début 1975 paraît le dixième numéro de L’Écho des savanes, le dernier auquel Gotlib contribue. Avec son ami Jacques Diament et le dessinateur Alexis, il lance alors un nouveau magazine satirique, Fluide glacial. Le premier numéro paraît le 1er mai 1975. Initialement conçu comme un trimestriel, Fluide glacial devient mensuel dès 1976. À la fois auteur et rédacteur en chef, Gotlib rassemble autour de lui une équipe d’artistes dont il se sent proche : Alexis, Forest, Masse, Solé, bientôt suivis par Binet, Edika, Goossens, Gimenez, Franquin, Moebius, Bretécher, Dister, Fred, Loup, Pétillon, auxquels s’ajouteront de nombreux jeunes auteurs, dessinateurs ou écrivains, dont Léandri, Frémion ou Jean-Pierre Jeunet.

Plutôt que de les livrer aux souris, nous publions dans la documenta les bonnes feuilles des numéros que nous avons pu sauver. Ici, le numéro 93, paru en mars 1984. Voici donc :

Les trois premières pages du numéro, avec le sommaire

LELONG, Carmen Cru, les huîtres


COUCHO, Le Banni

EDIKA, Rue Saint-Denis

BINET, Les Bidochon en voyage organisé

Visiter le site commercial du magazine…
  • Pour les collectionneurs, les archives complètes de Fluide Glacial ont été scannées par BEDETHEQUE.COM.

Arduina n°1 (magazine, 1997-1998)

195 FB / 33 FF / 11 FL : des francs belges ou français, des florins, c’est la marque d’une autre époque. On la trouve au pied de la couverture de l’éphémère magazine Arduina, dont trois numéros seulement nous sont parvenus (merci à notre regretté collaborateur David Limage pour cela). La collection est néanmoins complète comme cela et restera disponible dans les ressources de notre documenta.wallonica.org

Icône

ARDUINA (n°1, septembre 1997) 10.78 MB 1 downloads

© Collection privée ...


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Journal des procès n°313 (1 novembre 1996)

Rien n’est plus beau que la façade de la Badia Fiesolana, cette ancienne abbaye bénédictine romane de marbres blancs, gris et verts, à quelques kilomètres de Florence, devenue aujourd’hui le siège de I’Université européenne. L’équilibre de cette construction est fascinant car complexe. Ce n’est pas par hasard, par exemple, que dans le deuxième rectangle, à gauche, au niveau supérieur, se trouve un croissant de marbre vert, d’un vert qu’aucune reproduction ne trahit et comme on n’en trouve, je crois, qu’à Prato. A première vue, ce croissant est insolite, voire importun, tandis qu’il avertit en quelque sorte, comme parfois certaine note de musique longtemps gardée au début d’un morceau d’orchestre, isolée et initiatique. Ce croissant vert met l’accent sur le jeu des couleurs de la façade et sur le rythme d’autant plus savant qu’on le prendrait d’abord pour simple, presque enfantin, au lieu qu’il est possible de méditer devant la Badia Fiesolana jusqu’à se saouler de sa beauté, comme d’un poème mystérieux (tous les grands poèmes le sont) ou d’une musique, d’une mélodie qui, pour Lévi-Strauss, est l’ultime clef de l’homme.

Il suffit ensuite de faire quelques pas pour aller faire l’amour avec sa belle dans les fourrés, non sans découvrir de ces hauteurs de Fiesole, la vallée de l’Arno, la ville de Florence, la chaîne des Apennins et, dans le lointain, les montagnes de Carare. En un mot, là où il faisait si bon prendre ses vacances quand ce n’êtait pas encore hors de prix.

Philippe Toussaint


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