ROUVEZ A. TH., Cités et villes belges (1909)

A tous ceux qui aiment leur pays, aux amis des sites et des monuments, à ceux qui furent appelés “Les pittoresques”, je dédie ces pages parues pour eux dans les feuilles volantes des journaux, dans la Revue Générale, dans Notre Pays, etc.

A.-TH. ROUVEZ

“Michelet, le poète de l’histoire selon M. Ollivier, rend compte en ces termes de ses études sur les petites villes qui devaient former la Belgique :
Je sondai, dit-il, les caves ou fermenta la Flandre, ces masses de mystiques et vaillants ouvriers. Leurs fortes amitiés (communes), leurs franches vérités (assemblées), je leur refis tout pieusement, n’oubliant pas leurs cloches et leur carillon fraternel. Je remis dans sa tour mon grand ami de bronze, ce redouté Roelandt dont la voix solennelle, entendue de dix lieues a la ronde, fit trembler Jean Sans Peur, Charles le Téméraire. Un point très capital que les contemporains négligent et nos modernes, c’est de distinguer fortement, de caractériser la personnalité spéciale de chaque ville. Cela pourtant est le réel, le charme de ce pays si varié. Je m’y suis attaché ! Ce m’était une religion de leur refaire leur âme a chacune de ces vieilles et chères villes, et cela ne se peut qu’en marquant fortement comme chaque industrie et chaque genre de vie créaient une race d’ouvriers


D’autres du même fonds…

PIMBE : Nietzsche (1997)

PIMBE Daniel, Nietzsche (1997)

Si Nietzsche est un philosophe majeur, son utilisation des aphorismes rend plus difficile une compréhension synthétique de sa pensée. Pimbe apporte ici une description plus systématique des éléments de la pensée nietzschéenne. Plus d’infos dans l’article correspondant de la wallonica

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Friedrich Nietzsche (1844-1900) ...

QUITIN : Eugène Ysaye (1938)

QUITIN José, Eugène Ysaye, Etude biographique et critique (Bruxelles : Bosworth & Co, 1938)

“Dans la cité de GRETRY et d’YSAYE, de DEFRECHEUX, d’Henri SIMON, de MIGNOLET, chacun prend une conscience plus vive et plus exigeante de la communauté spirituelle wallonne. La leçon liégeoise se prend face aux horizons comme devant les œuvres, parmi les chansons, au sein de la foule comme dans l’intimité. Accueil aimable qui est partout. Je songe naturellement, et de préférence, aux contacts liégeois que m’aura valus [sic] le “beau métier”, à la sommation quotidienne qui, des bancs attentifs, monte vers la chaire : sommation de renouvellement, de vie, de clarté. Belle jeunesse avide de recevoir! Elle ne se doute pas que nous aussi nous recevons, et beaucoup, et qu’il y a dans la classe austère, échange et réciprocité de devoirs et de gratitude. Ce qui est tout à fait beau, tout à fait bon, c’est quand il nous est permis d’écouter à notre tour, d’apprendre auprès de l’élève d’hier. Je ne savais d’Eugène YSAYE que ce que tout le monde en sait. Pour avoir eu la primeur du beau travail si informé, si compétent déjà, de M. José QUITIN, j’éprouve le sentiment d’une faveur reçue, reçue de Liège. Je mesure à mon plaisir, le plaisir qu’éprouvera le public wallon et un public plus vaste, celui même, pourquoi pas ? de l’Européen YSAYE.

Je souhaite à ce livre de faire aimer la supériorité vraie, le travail, le désintéressement, l’amitié, la simplicité, la bonhomie. YSAYE, c’est tout cela, et YSAYE, c’est Liège, c’est la Wallonie, une des expressions les plus parfaites que notre petite patrie ait livrées d’elle-même.”

Arsène SOREIL

N.B. L’ouvrage de José Quitin (1915-2003) n’est pas repris dans les fiches bibliographiques de la BnF. Si le propos est franchement hagiographique, cette étude donne néanmoins un bon aperçu de la vie et de l’œuvre d’Eugène Ysaye. © Collection privée


D’autres référenes ?

JOLIET Charles, Mille jeux d’esprit (1886)

JOLIET Charles (1832-1910), Mille jeux d’esprit (Paris : Hachette, 1886, 3ème éd.) : texte intégral de la troisième édition de l’ouvrage de Charles Joliet, scanné et océrisé par Daniel Baise (Fonds Primo).

© Daniel Baise