Le Tchinis’ (fanzine, vers 1975)

Jour Bon,

Nouveau nom, nouveau format, mais mêmes têtes, même équipe mûrie, affermie et de plus en plus déconnante.

Eh oui ! C’est nous qu’on est les petits rigolos sérieux qui se sont compromis dans la production artisanale d’un canard appelé communément LE SAMOYOBE, lecture actuellement interdite dans certains établissements scolaires liégeois, allez savoir pourquoi.

Ce journal ne peut seulement pas être réalisé chaque fois par un groupe réduit de types qui friseraient la méningite à force de pondre des articles sérieux et moins sérieux. La débilité, ça fatigue.

Mortalité : tu dois nous envoyer des articles, des idées, des ronds, de la bouffe, à boire, une paire de fixe-chaussettes amidonnés et toutes ces sortes de choses qui font toujours plaisir.

Dans ce numéro, que trouver ?
Diantre, Cornegidouille, Diable, Palsambleu, la belle question.
Des tas de trucs.
Vertuchou, Crédieu, Ventre-Saint-Gris, la belle réponse.
Notamment des articles sur Floreffe, des spectacles, un type extraordinaire qui se passionne pour le folklore et les traditions de la région du Geer, des nouvelles, etc.
Tourne la page et lis !

The Tchinis’ Rédaction


Ce fanzine contient une des premières nouvelles écrites par un membre honorable de notre équipe, Philippe Vienne : L’envers du décor (p. 7). Nous sommes quelque part en 1975, il avait 14 ans…

WALTHERY : à propos de Natacha (interview, 2004)

Revue à propos n°12 (monographie, mars 2004)
François Walthéry  :  “à propos” de Natacha

Cet album de « à propos de Natacha » a été tiré à 250 exemplaires numérotés et signés par l’auteur sur la couverture. Il a pour propos la série culte de François Walthéry : Natacha ! Ce magnifique ouvrage contient de nombreux croquis et dessins inédits, ainsi qu’une interview de Walthéry…

    • Tirage de tête
    • Couverture souple,
    • 64 pages noir & blanc
    • Format : 13,50 cm / 19 cm
    • Mise en couleur de la couverture : Bruno Wesel
    • Dépôt légal : mars 2004
    • Revue à propos n° 12
    • EAN 29300348118
    • Les Editions À Propos – Éditeur responsable Stephan Caluwaerts, à Incourt (BE)

HAVERSIN : Premiers jours de guerre dans le quartier Saint Léonard, à Liège

[LA LIBRE BELGIQUE, lundi 27 septembre 2004] HISTOIRES DE CHEZ NOUS. Nous poursuivons aujourd’hui les chroniques consacrées pendant le mois de septembre à des aspects liégeois des guerres 1914-1918 et 1940-1945. Pendant les premiers jours de la guerre 1914, le docteur Elie Haversin a tenu un journal relatant la vie de son quartier de la rue Saint-Léonard. Son petit-fils nous a fait parvenir ce journal qui fait vivre au quotidien des événements qui deviendront historiques.

Dès le 4 août, le docteur écrit que l’on entend le canon au loin. Le jeudi 6 août vers 5h du matin, des clameurs s’élèvent de la rue : “Vive les Anglais ! Vive les Anglais !” De la fenêtre, sa femme et sa fille disent qu’une troupe d’Anglais passe dans la rue. Des fenêtres voisines, on agite des mouchoirs, des draps de lit, on leur jette des cigares. “Je me retourne sur mon coussin, écrit le docteur, en me disant : Des Anglais, c’est drôle…” Tout à coup, un coup de feu suivi d’une fusillade. Toute la famille se précipite à la cave… [Lire la suite sur wallonica.org…]

LEONARD : La fête de la Pentecôte à Cointe (avant 1940)

Le texte qui suit est un inédit, retrouvé par M. Philippe Léonard parmi des documents de son père, M. Jean Léonard (1920-2015). Jean Léonard est né à Liège, rue des Hirondelles, il a habité route sa jeunesse rue du Batty et a fréquenté l’école primaire communale du boulevard Kleyer. Son fils a pensé que ce manuscrit pourrait intéresser la CHiCC, puisqu’il concerne Cointe, et son partenaire wallonica.org pour la publication. De fait, il constitue un témoignage intéressant de la période d’entre-deux-guerres, complémentaire de celui de M. Georges Fransis. On y trouve, notamment, beaucoup de détails techniques concernant le fonctionnement des carrousels de l’époque ainsi que des anecdotes au sujet du… tram.

Texte intégral dans wallonica.org…

FLUIDE GLACIAL n°79 (janvier 1983)

LES EFFETS SPÉCIAUX DANS SUPERDUPONT ZE SHOW

“Ce spectacle somptueux (que l’on peut, je vous le rappelle, voir actuellement au Théâtre de l’Odéon à Paris jusqu’au 7 février) comporte un certain nombre de trucages extrêmement sophistiqués à côté desquels Douglas Trumbull peut carrément aller se rhabiller. Il est impossible de passer en revue ici tous ces effets spéciaux car ça n’arrête pratiquement pas et il faudrait y consacrer tout le journal. Je me contenterai donc d’en décrire quelques-uns, parmi les plus spectaculaires.

Le vol de Superdupont

C’était ce qu’il y avait de plus important et de plus délicat à réaliser. Il était en effet impensable de ne pas voir voler le Super-Héros. Au cinéma, on s’en tire généralement par des procédés primitifs (utilisation des “matte  paintings, incrustations vidéo, mouvements réglés par ordinateurs et autres bricolages). Sur une scène de théâtre, pas question de tomber dans ce genre de naïvetés. Bruno Raffaëlli, titulaire du rôle – une véritable performance – a donc dû se plier à cette obligation. Pour cela, il a fait appel au Mâhârâschesch Rhâmâschesch lndhirâh Gaston Boudiflard, Maître Yoga et Zen installé 45, rue Clignancourt à Paris 18e, qui lui a enseigné durant six mois de cours du soir l’Art de la lévitation. De sorte qu’il suffit au comédien de se concentrer au moment voulu afin d’entrer en méditation transcendantale. Le résultat est hallucinant : on voit Superdupont quitter sa colonne Morris et s’élever majestueusement vers les cintres. Le câble de marine de 15 cm de diamètre accroché à un harnais de 30 kg dissimulé sous son costume n’est là que pour pallier une défaillance (un soir de fatigue, s’il
n’arrivait pas à se concentrer, par exemple). Cet appareillage ne sert A RIEN
D’AUTRE. Bien qu’il soit parfaitement visible du poulailler. Superdupont/Raffaëlli VOLE RÉELLEMENT, mettez-vous bien ça dans la tête. Savary y tenait. Il avait coutume de dire au comédien, avec toute sa tendresse habituelle : “Ou tu te démerdes pour voler, ou t’es viré.”

Superdupont atterrissant en brisant des vitres

ll faut dire que notre Super-Héros prend toujours trop d’élan, de sorte qu’il casse plusieurs vitres par représentation. Comment réaliser cet habile  trucage ? C’est très simple mais il fallait y penser : Superdupont a UNE DOUBLURE qui traverse une fenêtre chaque fois que c’est dramaturgiquement nécessaire… Astucieux non ? Bien sûr la doublure est hospitalisée aussitôt après sa prestation, et remplacée par une autre doublure. Il arrive qu’une de ces doublures refuse de foncer dans la vitre pour des raisons stupides du genre “ça fait un peu mal” ou autre prétexte idiot. Dans ce cas, Savary vire cette doublure et la remplace par une doublure.

Les seins de Madame le Premier Ministre Alice Sapritch

Apparemment, ils sont hypertrophiés mais… APPAREMMENT SEULEMENT. En effet, c’est la VRAIE poitrine d’Alice Sapritch qu’on voit. Pour la première fois de sa carrière, la grande comédienne a accepté de l’exhiber réellement dans ce spectacle. En fait, c’est dans Vipère au poing qu’elle portait des faux seins.”

Marcel Gotlib


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Pour les collectionneurs, les archives complètes de Fluide Glacial
ont été scannées par BEDETHEQUE.COM.

CAHIERS MARXISTES n°165 : 1789-1989 (janvier-février 1989)

La Révolution française est comme une borne dans l’histoire de toutes les nations.

Ce constat de l’historien marxiste Eric Hobsbawm suffirait-il à justifier la présente livraison des cm, presque entièrement consacrée à 1789. On ne nous soupçonnera pas d’entrer en compétition avec les fastes français du bicentenaire, grandioses et déjà envahissants.

Guy Lemarchand, professeur à l’université de Rouen, traite en expert de la situation en France à la fin de l’ancien régime. Robert Devleeshouwer, ancien professeur à l’université de Bruxelles, signe un texte original et impétueux sur la révolution française et la Belgique. Quant à Philippe Raxhon, jeune historien liégeois, il explore pour nous un événement mal connu, le centenaire de la révolution française dans la cité ardente.

Une substantielle note de lecture de Claude Renard sur 1789 dans les provinces belgiques complète cette série “révolutionnaire”.

Rosine Lewin, rédactrice en chef

AGORA X.4 : Le sport durable (2004)

ON L’APPELAIT JACK RABBIT. Il était venu de Norvège sous le nom de Herman Smith Johannsen. Il a passé sa vie à skier, à aménager des pistes de ski et à donner le goût du ski de fond aux Québécois. Il était légendaire de son vivant. Il participait encore à des compétitions à l’âge de soixante-quinze ans. La longueur des trajets qu’il parcourait à plus de quatre-vingt-dix ans étonnait tout le monde. Il est mort en 1987, à l’âge de cent douze ans, après avoir donné son nom à des événements et des hôtels. Le sport durable c’est lui.

Voilà un domaine où il existe depuis Hippocrate, dont on connaît les préceptes sur l’équilibre entre l’alimentation et l’exercice physique, un consensus qui se renforce avec le temps : l’activité physique est une bonne chose, les modes de vie sédentaires une mauvaise chose. “Ils accroissent toutes les causes de mortalité, font doubler le risque de maladies cardio-vasculaires, de diabète et d’obésité et font considérablement augmenter les risques de cancer du côlon, d’hypertension artérielle, d’ostéoporose) de dépression et d’angoisse” (OMS)

Dans un pays comme le Canada où ce genre de message est régulièrement diffusé, l’accès à des  lieux qui facilitent l’activité physique et la rendent agréable est facile et souvent gratuit. Il n’empêche que 49 % de la population est inactive. Entre l’âge de douze et quatorze ans, le pourcentage d’inactifs n’est que de 20 %.Il passe à 31 % de quinze à dix-neuf ans, à 41 % de vingt à 24 ans, à 50% entre vingt-cinq et et trente-quatre ans. L’inactivité se stabilise ensuite. A l’âge de soixante-quinze ans et plus, elle atteint 63 %.

Chez les jeunes en particulier, l’activité physique est en déclin au Canada. “Au cours des dernières années, l’incidence de l’obésité chez les adolescents a doublé ; l’incidence d’un surplus de poids a augmenté de 92 % chez les garçons et de 57 % chez les filles entre 1981 et 1993. Depuis une décennie, les enfants canadiens dépensent 400 % moins d’énergie que leurs compatriotes d’il y a quarante ans et 60 % d’entre eux ne se conforment pas aux normes d’une bonne condition physique pour leur groupe d’âge.” Cette lamentable situation est en grande partie le résultat d’un développement où l’on sacrifia les besoins des enfants aux intérêts de l’industrie automobile, à la poursuite d’un progrès auquel on sacrifiait la nature d’autre part. Sauf exception, les anciens collèges et couvents du Québec possédaient une immense cour de récréation, généralement bien aménagée et parfois belle au point d’en être inspirante : y marcher était un plaisir auquel on rêvait pendant les heures de classe ennuyeuses pour s’y adonner le moment venu, comme un enfant court vers la mer, sans avoir à mobiliser sa volonté. Autour des nouveaux collèges, il n’y a que des terrains de stationnement.

Au moment où le Cégep d’Ahuntsic a été fondé à Montréal, à la fin de la décennie 1960, il y avait un grand boisé dans le voisinage immédiat. On refusa de le céder au Cégep, qui l’aurait transformé en un parc destiné à ses milliers d’étudiants. On leur offrit plutôt un gymnase et une piscine olympique. Mais voilà : ces équipements offrent bien des avantages, notamment pour la préparation aux compétitions olympiques, mais ils ne préparent pas à l’activité physique durable. L’homme ressemble encore à l’oiseau migrateur. Il est soumis à la polarité. Il se déplace d’autant plus facilement qu’il est attiré par un but enchanteur : beauté du paysage, ivresse de l’air de la montagne, parfum des fleurs, saveur des champignons, attraits d’une ville comme le vieux Québec, où dans certaines rues, la vue est réjouie par le caractère à la fois unique et varié des maisons anciennes, et par l’attrait des boutiques qui jalonnent les rues étroites conduisant au fleuve. Aux Etats-Unis, royaume des gadgets de l’entraînement physique, parmi les exercices que les personnes actives pratiquent, la marche domine dans 43 % des cas, le travail au jardin ou dans la cour suit avec 28 %,le jogging ou la course représentent 10% des activités, le vélo mobile ou fixe, 12 %, la gymnastique 15%.

Nous vivrons mieux lorsque nous aurons plus de sollicitude pour la vie autour de nous et pour la polarité dont nous avons besoin pour nous unir à elle. Georges Hébert, à qui nous devons l’hébertisme, est l’un de ceux qui avaient mis ses contemporains en garde contre une approche trop rationnelle et trop volontariste de l’éducation physique.

Le docteur André Schlemmer lui a rendu cet hommage : “Il est antinaturel, ennuyeux et même fatigant de demander à un être d’accomplir un exercice qui n’a de sens qu’en soi ou qui ne correspond qu’à une conception rationnelle. Un effort qui n’est pas porté par la spontanéité expressive ou efficace n’est pas seulement lassant : il réussit mal à être éducatif, formateur et bienfaisant. Les exercices analytiques et scientifiques, qu’il s’agisse de gymnastique, d’entraînement aux sports ou de piano, sont antinaturels et, de ce fait, leur résultat est médiocre, malgré le temps et l’effort demandés. C’est là la découverte géniale de Georges Hébert et l’inspiration de toute son oeuvre.

Jacques DUFRESNE

Le PDF intégral du magazine a été retranscrit par notre équipe et océrisé (vous pouvez en copier-coller le texte) :

CLOBERT J.-B., Leçons d’hygiène et d’antialcoolisme (1923)

A la lecture de l’ouvrage de J.-B. CLOBERT, Leçons d’hygiène et d’antialcoolisme : à l’usage des élèves, garçons et filles des écoles primaires, des cours d’adultes et des sections préparatoires des écoles moyennes” publié à Namur vers 1923 (cfr. fiche bibliographique de l’IHOES), on peut découvrir la “modernité” de certaines méthodes pédagogiques et de prévention. Loin d’être une brochure d’aujourd’hui, lookée par un bureau de communication pour mieux servir la santé publique, le petit ouvrage de Clobert sacrifie plutôt à une approche humaniste où les savoirs proposés voisinent avec des chansons , des poèmes, des historiettes et des anecdotes. A chacun de jauger, à la lecture, si les arguments déployés ne témoignent pas d’un paternalisme excessif envers les “petites gens” et d’une mentalité trop bien-pensante, qui n’hésite pas à sombrer dans un clivage tranché, à l’encontre du vivre-ensemble. Le débat est ouvert, nous l’alimentons avec le PDF que vous pouvez télécharger en cliquant ci-dessous et avec quelques extraits bien sentis…

Le buveur et le cabaretier
(parodie de la fable : La cigale· et la fourmi)

Le buveur s’étant grisé
Tout l’été,
Vit sa bourse fort grelue
Quand la grève fut venue.
Dans la poche plus un sou ;
Logis vide, tout au clou.
Chez ses mastroquets intimes,
Il quêta quelques centimes
Afin qu’il put s’acheter
Du pain bis, pour subsister
Jusqu’à ce qu’un peu de veine
Le fit sortir de la gêne.
– Je vous paierai, leur dit-il,
– Bien sûr le premier avril.
Les débitants veulent prendre
Les salaires, mais point rendre.
– Que faisais-tu, grand buveur,
Dit l’un d’eux à l’emprunteur,
Quand, à la saison dernière,
Tu touchais ta paie entière ?
– Nuit et jour, chez toi venant
Je buvais, ne te déplaise.
– Tu buvais ? j’en suis fort aise ?
Eh bien ! jeûne maintenant.

Eauderoche

Réponse d’un enfant

A de jeunes enfants, je faisais la leçon
Sur le vin, sur l’alcool et sur toute boisson ;
Je leur disais que l’eau, de toute, la moins chère,
Est aussi la meilleure et la plus salutaire.
Puis je leur demandais presque à bâtons rompus .
– “Pourquoi ne faut-il pas des boissons faire abus ?
Pourquoi ne devez-vous pas boire d’eau-de-vie ?”
Un enfant de sept ans, à la mine blêmie,
L’air souffrant, me répond : “Moi, Monsieur, je sais ça :
Pour ne pas me saouler comme le fait papa.”

EM. MAILLET, instituteur

L’ivrogne (SONNET)

L’ivrogne est, sur le monde, un hideux phénomène,
Un corps exsangue et blême où l’alcool, ce poison,
N’a pas laissé survivre un semblant de raison,
Pour le livrer, inerte au vice qui le mène.

L’ivrogne est tout au plus un monstre à face humaine,
Où grandissent les mœurs de la bête, à foison ;
Brebis au cabaret qui lui prend sa toison,
Il est tigre au taudis qui lui sert de domaine.

L’ivrogne est l’ogre noir aux grossiers appétits,
Le bourreau de sa femme et de ses chers petits,
Qui vont souffrant la faim sous leurs sales guenilles.

L’ivrogne est le fléau de la société,
Le destructeur cruel des cœurs et des familles,
La honte de ce siècle et de l’humanité !

J. DELANGE

Problème 2

Un homme avait la mauvaise habitude de dépenser chaque jour 0,25 franc en boissons et 0,20 franc pour du tabac. Chaque dimanche, il dépensait au  cabaret autant que pendant 3 jours ordinaires. Actuellement, il ne fume plus et ne dépense plus que 0,40 franc chaque semaine pour boissons. De combien d’ares de terrain à 94,90 francs peut-il devenir propriétaire à la fin d’une année depuis son changement de conduite ?

Exercice : lettre de reproches et de conseils

Votre frère, jeune soldat en garnison dans une grande ville, fréquente des  camarades de débauche. Vous lui écrivez pour l’engager à renoncer à leur société. Vous lui rappelez les sages exhortations de son père, au moment du départ ; vous lui dépeignez le chagrin des membres de la famille qui redoutent les entraînements de mauvais exemples ; vous lui donnez enfin des conseils sur les moyens d’utiliser ses moments de loisir.

Canevas de la lettre

INTRODUCTION : Votre peine ; reproches au nom des parents.

      • A. Danger des mauvaises compagnie : Propos grossiers; habitude du cabaret ; folles dépenses ; débauche ; dégoût du service ; punitions.
      • B. Sages exhortations du père : Respect et obéissance envers ses chefs ; exactitude au service ; choix d’amis convenables.
      • C. Chagrin de la famille : Craintes du père (proverbe) ; larmes de la mère ; tristesse de la sœur.
      • D. Moments de loisirs : Promenades en bonne compagnie ; distractions honnêtes ; lectures instructives et intéressantes.

FINALE : Votre espoir ; demande de nouvelles rassurantes.
Formule affectueuse.

Conseil aux ménagères

Exercez-vous à tous les travaux du ménage, apprenez à faire la cuisine. Les mets les plus ordinaires ont encore de la saveur lorsqu’ils sont bien préparés. Non seulement dans la classe ouvrière, mais dans toutes les classes de la société, les bons ménages sont ceux où la femme est habile ménagère. Rien n’entretient la gaieté et la bonne humeur comme les bons repas pris en commun. Ce serait une erreur de croire que la préparation de mets savoureux doive nécessiter de grandes dépenses. Les ménages où l’on se nourrit le mieux ne sont pas ceux où l’on dépense le plus, car c’est ici que doit s’exercer l’art de la ménagère…

FLUIDE GLACIAL n°93 : les bonnes feuilles (mars 1984)

Début 1975 paraît le dixième numéro de L’Écho des savanes, le dernier auquel Gotlib contribue. Avec son ami Jacques Diament et le dessinateur Alexis, il lance alors un nouveau magazine satirique, Fluide glacial. Le premier numéro paraît le 1er mai 1975. Initialement conçu comme un trimestriel, Fluide glacial devient mensuel dès 1976. À la fois auteur et rédacteur en chef, Gotlib rassemble autour de lui une équipe d’artistes dont il se sent proche : Alexis, Forest, Masse, Solé, bientôt suivis par Binet, Edika, Goossens, Gimenez, Franquin, Moebius, Bretécher, Dister, Fred, Loup, Pétillon, auxquels s’ajouteront de nombreux jeunes auteurs, dessinateurs ou écrivains, dont Léandri, Frémion ou Jean-Pierre Jeunet.

Plutôt que de les livrer aux souris, nous publions dans la documenta les bonnes feuilles des numéros que nous avons pu sauver. Ici, le numéro 93, paru en mars 1984. Voici donc :

Les trois premières pages du numéro, avec le sommaire

LELONG, Carmen Cru, les huîtres


COUCHO, Le Banni

EDIKA, Rue Saint-Denis

BINET, Les Bidochon en voyage organisé

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  • Pour les collectionneurs, les archives complètes de Fluide Glacial ont été scannées par BEDETHEQUE.COM.

ORIGAMI : la gare de Watermael-Boitsfort

Avis aux bricoleurs et aux amateurs de trains électriques : parmi les merveilles qui composent notre Fonds PRIMO (un ensemble impressionnant de ressources téléchargeables qui nous a été confié par son propriétaire, Daniel Baise, en vue de sa diffusion dans notre DOCUMENTA), se trouvent également des choses aussi inattendues que les plans de la gare de Watermael-Boitsfort (Bruxelles), prêts à être imprimés, découpés et montés.