Journal des procès n°338 (12 décembre 1997)

Notre illustration de couverture est une gouache montrant I’abbaye de Port-Royal-des-Champs, près de Chevreuse, dans les Yvelines, vers 1640, havre de paix mais aussi haut-lieu de la pensée. Pascal y écrit son Entretien sur Épictète et Montaigne et ses Lettres provinciales. Bien d’autres grands esprits hantèrent Port-Royal, de Mme de Sévigné à Racine et à Jansénius, plus tard recteur de l’Université de Louvain et auteur de l’Augustinus où il reprit la doctrine de Saint Augustin sur la grâce et la prédestination.

En 1627, la mère supérieure Marie-Angélique Arnaud avait instauré l’élection triennale des abbesses, donc à temps, comme on parle de le faire pour les chefs de corps dans la magistrature belge où ce serait cinq ans, renouvelable une fois, tandis qu’à Port-Royal, c’était trois ans non renouvelable.

Sous la Fronde, l’abbaye fut un refuge combien précieux. Tout n’y était que calme, pauvreté et méditation. Une des mères supérieures écrivit : “Nous avons toujours été environnés des plus cruelles troupes du monde, qui ont ravagé notre pays avec toutes sortes de cruautés sacrilèges. Ces messieurs de Port-Royal avaient tous repris leurs épées pour nous garder et ont fait de bonnes barricades”. Quelle économie de mots ! Non “ce pays” mais “notre pays” et ce qualificatif de “sacrilèges” qui en dit tellement plus que quelque logorrhée !

Cette paix, que respire notre illustration, ne dura point. Cette sale bête de Louis XIV dépêcha, en 7664, deux cents gardes du Lieutenant de police et une nuée d’exempts qui envahirent I’abbaye, expédièrent les religieuses les plus influentes dans des couvents où elles furent traitées avec beaucoup de dureté, les autres étant purement et simplement livrées à la soldatesque. Les tyrans n’aiment pas les havres de paix, ailleurs que dans leurs palais.

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°121 (22 janvier 1988)

Les restaurants qui sont ou devraient être, comme leur nom I’indique, des établissements où l’on répare ses forces, où on les restaure, ne sont-ils pas d’aventure des endroits où on les dégrade ? Il est bien connu que des mets trop riches mais exquis peuvent ruiner la santé mais ce n’est que si on en abuse.
Par contre, s’il faut en croire Test-Achats, un pourcentage énorme des frites que l’on sert en Belgique sont dangereuses pour la santé parce qu’on ne renouvelle pas assez souvent la graisse dans laquelle on les cuit !
Cette information est inquiétante dans la mesure où elle ne concerne pas la minorité qui fréquente des restaurants plus ou moins coûteux mais ceux qui se pressent dans des établissements pratiquant des prix modérés, beaucoup de clients mangeant chaque jour des frites pour tout repas de midi ou du soir. Il était déjà bien malheureux d’être pauvre, voilà que ça devient dangereux !
Le phénomène concerne pourtant bien d’autres choses que les frites. On calcule les prix de revient au plus juste, au centime près, soit afin de pouvoir pratiquer des prix très bas, afin d’attirer le chaland, soit pour augmenter les bénéfices, un million de fois dix centimes par poulet débité, qu’on économisera avec un peu de poudre de perlimpinpin faisant cent mille francs, qui sont toujours bons à prendre. Rien ne résiste apparemment à cette logique. On s’est indigné, il y a quelques années (on dit qu’on y a mis bon ordre ?) de ce que les bébés-phoques étaient dépiautés tout vifs sur la banquise où on les laissait mourir misérablement. C’était horrible en effet.
Il est pourtant certain que ceux qui agissaient ainsi ne le faisaient ni par plaisir ni même avec indifférence mais le salaire qu’on leur donnait ne leur permettait pas de prendre le temps de tuer d’abord la bête, leurs employeurs calculant qu’à raison de cinq minutes par bête, le salaire étant d’autant, on économisait autant en dépiautant tout vif…

On a parfois I’impression que nous sommes tous, peu ou prou, directement ou indirectement dans cette situation et que les scrupules ne sont plus de saison sauf à s’entendre qualifier de “belle âme” ou de rêveur. On devrait servir des frites tous les jours aux âmes laides !

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°119 (24 décembre 1987)

Nous nous honorons vraiment de publier le discours de rentrée de Me Patrick Henry au jeune barreau de Liège ? Est-il désespéré ? La question de Camus sur “le possible art de vivre sans illusion mais dans la ferveur” nous renvoie à Dostoievski : si Dieu n’existe pas, tout est permis ! La dérive de ce constat étant qu’on le prit pour une permission. A l’angoisse existentielle répondit la civilisation de consommation et à Jean Barois, la nouvelle cuisine.
Salacrou (notre jeunesse) consacra toutes ses pièces à ce thème : quel monde que celui où Dieu n’existe pas ? L’humilité et l’humour (lequel consiste à se moquer de soi, jamais des autres) suggèrent comme à tâtons quelques pistes aux agnostiques. Sans se targuer de ne pas croire qu’on zozotte si on vous parle de Saussure, les mots – nommer les choses- deviennent un souci obsédant. Bien écrire, toutefois, serait synonyme d’être “de droite” d’où le mépris que professent de bons esprits pour Anatole France (qui écrivait en effet aussi bien que Louis Veuillot).
D’où peut-être aussi, voyons-nous que les poètes, qui sont l’extrême pointe de la littérature, n’occupent plus qu’une place exiguë dans les librairies. Encore s’agit-il le plus souvent d’ouvrages où on commente savamment des œuvres poétiques, un peu comme depuis qu’il est “tombé” – oh ! le mot juste !- dans le domaine public, Marcel Proust est partout, mais expliqué, condensé, prédigéré, b.a. banalisé.
On est toujours contemporain de son époque, quoiqu’on fasse ! Là où nous mettons tout notre cœur au Journal des procès, la machine, ce monstre, nous fait écrire “pesons-nous” au lieu de “pensons-nous” – ce que le chœur des gagneurs tient pour sans importance, au lieu que cette dérision nous angoisse.

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°146 (10 mars 1989)

Ce numéro du Journal des procès est largement consacré à la notion de crime contre I’Humanité, avec notamment le texte de la conférence du philosophe Alain Finkielkraut à Bruxelles, le 31 janvier dernier, à l’initiative de l’Inspection du cours de morale et avec la collaboration de la Société Belge de Philosophie ainsi que de Dialogos, qui regroupe les anciens étudiants de philosophie de I’U.L.B. Cette manifestation, illustrée par la représentation de la pièce de Peter Weiss, L’instruction, était évidemment aussi une manière de célébrer le 40e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Qu’est-ce qu’un Homme ? Ou qu’est-ce que l’Homme ? Où est le trait commun de la diversité ? L’idée de tolérance a prit son essor chez nous au moment-même où on se mit à la bafouer. Ce qu’on a baptisé sottement le Moyen-Age, comme s’il s’agissait d’une période sans consistance, faite d’absence et d’attente, fut en réalité une des plus passionnantes de I’Histoire, tout entière axée, ici et là, sur la douceur.

L’art qu’on nommera gothique par dérision et par opposition à l’art roman, cette Renaissance dont on célèbre si volontiers la grandeur et qui fut celle des individus coïncida avec l’irruption d’une chose absolument nouvelle dans I’Histoire des Hommes : celle de la monstruosité, de la torture pour des motifs idéologiques et des bûchers par piété.

Le Pinturicchio, dont nous voyons ici un détail du Voyage de Moïse en Egypte ne nous donne-t-il pas une définition de l’Homme ? Séphora se penche sur un enfant qu’une autre femme tient sur ses genoux. Qu’est-ce que la tolérance qui tomberait dans I’indifférence ? Et l’attention due aux autres, la curiosité de l’autre et des autres, n’est-elle pas une des clés ?

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°316 (13 décembre 1996)

Jacques Cujas, qui en réalité s’appelait Cujans et adjoignit sans vergogne un petit de à son nom, fut assurément le fils de ses œuvres. Son père était un très modeste artisan bien incapable de suffire à la dépense des études de son fils. C’est en autodidacte que Jacques Cujas apprit le latin et le grec. Il éblouit pourtant quelques lettrés qui le prirent sous leur protection et lui permirent de se consacrer au droit romain dont il fut le premier à donner des versions rigoureuses, les juristes de l’époque ayant la fâcheuse habitude d’interpréter les Institutes en fonction des causes qu’ils défendaient. C’est ainsi qu’on le tient encore aujourd’hui pour le plus illustre représentant de l’école dite historique. On le surnommait au XVIème siècle le Prince des romanistes, et nul doute en effet qu’il était savantissime.

Loisel, qui fut un de ses disciples les plus spirituels, nous a laissé des notes piquantes sur Cujas, nous le montrant rampant sur le plancher de sa soupente, nu milieu d’un fouillis de livres, manuscrits ou imprimés, trouvant chaque fois sans coup férir l’ouvrage qu’il cherchait et grommelant alors sa joie en un latin ou un grec recherché. Loisel ajoute qu’il était sale comme un peigne et puait fort “non rien que de la bouche”, et Pierre Poithou, un autre de ses disciples, qui publia son immortel mais un peu négligé de nos jours Tractatus ad Africanum, Recitationes solemnes, Observationum et emandationum, affirme que sa barbe était pleine de poux.

Il ne paraît pas douteux néanmoins que Cujas aimait le droit romain parce qu’il le tenait pour un droit juste et qu’outre son érudition vertigineuse, c’était un humaniste, crasseux mais d’âme pure.

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°320 (7 février 1997)

La miniature que nous reproduisons en couverture de ce numéro est extraite du Livre de l’Institution et de la Chose publique, ouvrage publié au XIVe siècle et dont nous ne saurions trop vous recommander l’achat si vous le trouvez dans quelque marché aux puces à un prix inférieur à un ou deux millions [de francs belges]. Ce livre qui fut acquis en son temps par presque tous les grands commerçants, c’est-à-dire par ceux qui font habituellement des actes de commerce, avait pour ambition de prémunir ses lecteurs contre les difficultés en matière de négoce dans des pays où les lois et les usages étaient particuliers. Il se lit aujourd’hui encore passionnément dans la mesure où ces lois et ces usages ne tombaient jamais du ciel mais au contraire sortaient de terre (ou des mers), correspondant à de lentes maturations qui, en définitive, font les civilisations. Dis-moi comment tu vends et comment tu acquières, je te dirai qui tu es…

Ce commerçant qui échange un sac de pièces de monnaie contre un billet qu’il glisse dans le creux de la main de son client devait non seulement avoir une preuve qu’il lui avait remis I’argent mais encore qu’il le lui avait remis selon les usages dont on sait qu’en droit commercial, ils ont toujours été d’une grande importance. Ce n’était pas une mauvaise idée peut-être d’illustrer ces choses, de les enluminer, c’est-à-dire de les éclairer par des images et ne pourrions-nous rêver de livres de droit qui, aujourd’hui encore, n’auraient pas la sécheresse de textes en quelque sorte coupés de la réalité diverse et poétique du monde, un peu comme ce demi-dieu grec qui ne retrouvait force et vigueur qu’en touchant terre !

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°507 (23 septembre 2005)

BROUILLET, André : La petite fille en rouge © DP

À quoi ou qui rêve cette petite fille peinte en rouge dans un écrin de fleurs vives par un certain André Brouillet (1857-1914) en 1895 ? Son immense chapeau lui-même évoque une corolle, par exemple celle d’un œillet, en anglais carnation, ce même mot signifiant dans notre langue la couleur de la chair. Le visage de la fillette semble être de porcelaine, semblable à celle dont étaient faites les têtes des poupées des gamines habitant les beaux quartiers de jadis. Le peintre lui a demandé de poser, cela se devine à son regard et à la manière hiératique dont elle tient son cerceau. Derrière ce regard, toutefois, l’on devine qu’il y a bien un rêve d’enfant, des images qui immobilisent le jeune modèle de l’intérieur comme le regard du peintre l’a immobilisé de l’extérieur.
Rêvons à notre tour : on peut imaginer que la petite fille est devenue d’abord une demoiselle courtisée par de riches prétendants, et qu’elle a épousé ensuite l’un d’entre eux, un officier fringant tué dans les premiers jours de la Grande Guerre.
Juste avant sa mort, le même André Brouillet aura pu peindre, posé par le même modèle, une Jeune femme en noir, dont le regard portera toute la tristesse du monde.
On ne rêve pas que de choses gaies. Si, comme l’écrit Renan, il arrive que la vérité soit triste, il en va de même du rêve. Alors que le Journal des procès tire (provisoirement, qui sait ?) sa révérence, on trouvera que le rêve qui passe dans les yeux de la petite fille en rouge était peut-être rien moins que joyeux. Mais, quoi qu’il en soit, cela ne devrait pas nous empêcher de continuer à rêver. Il ne faut jamais cesser de rêver.

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°096 (12 décembre 1986)

“Celui-là, vous le tenez. Vous le tenez à la gorge !… Vous  pouvez I’envoyer à la guillotine…”

Nous citons de mémoire les premiers mots de la plaidoirie de l’avocat Badinter, il y a quelques années, (si peu !…) pour Patrick Henry, assassin d’un jeune garçon qu’il avait enlevé pour rançonner ses parents. Crime tellement odieux que le procès n’en avait plus qu’un sens : pour ou contre la peine de mort.

Cette peine, avait plaidé Robert Badinter, et il devait tenir parole comme ministre de la Justice, sera abolie ! Quelques-uns d’entre-vous ont des enfants. Ils vous demanderont, plus tard : ‘Tu étais juré au procès de Patrick Henry ?’ et alors, vous verrez leur regard !

Chantage. Terrorisme. Infernale pression exercée sur d’honnêtes citoyens, mais la défense a tous les droits, I’horreur de la peine de mort justifie tout ! Ce chantage, ce terrorisme, pourtant, aujourd’hui se retournent. Au procès d’Action directe, à Paris, l’un des accusés menace de mort jurés et magistrats, paralysant la Justice, chaque juré – qui pourrait exiger d’eux un courage civique proche de l’héroïsme ? – s’éclipsant.

On ne reconnaît plus l’arbre à ses fruits. Le ver est dans tous les fruits quand on adopte certaines méthodes.

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°317 (27 décembre 1996)

Voici venu le temps des baisers, donnés on dérobés, jamais volés, baisers de l’an toujours nouveau que cette enluminure du XIIIe siècle nous restitue et nous annonce tout à la fois. Rien n’a changé, ni la fringante ardeur de qui donne ou dérobe, ni la réserve étonnée mais non surprise de la dame, ni le regard réprobateur de la vioque (il y a aussi des viocs !) dont on peut s’amuser à deviner ce qu’elle confie à sa voisine. Est-ce : “Il aurait pu se raser de plus près !” ou “Mais ma parole, il bande !“, ou encore : “Moi qui vous cause, les hommes, je sais ce qu’en vaut l’Aune !” ?

Nos souhaits aux lecteurs du Journal des procès s’inspireront de cette belle image (censée représenter Sainte Hélène qui aurait été une fille d’auberge, pour qui le père de l’empereur Constantin appéta vivement, l’épousant sur l’heure après lui avoir fait troquer le coutil contre du brocart, et lui faisant dare-darc un joli petit enfant, lequel… Voyez les Bollandistes !)

Embrassez-vous, embrassez-vous, il en restera toujours quelque chose de supérieurement estimable ! Ne craignez point les regards de ceux que vitupérait avec tant de raison Georges Brassens, car les baisers donnent immanquablement une petite gueule bien sympathique…

C’est l’époque, c’est l’heure, c’est l’instant où les rois mages n’apportent pas seulement de l’or, de la myrrhe et de l’encens, toutes choses périssables et négligeables, mais une hotte de baisers donnés ou dérobés : échangés, c’est encore mieux !

Philippe Toussaint


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Journal des procès n°341 (29 janvier 1998)

La gravure que nous reproduisons en couverture nous montre deux manières qu’on avait de procéder autrefois à l’épreuve de l’eau. On dépouillait l’homme ou la femme suspectés d’un crime, on leur liait le pied droit à la main gauche et le pied gauche à la main droite ; on les jetait alors dans un tonneau rempli d’eau ou dans une rivière. S’ils allaient au fond, ils étaient reconnus innocents (et on les repêchait) mais s’ils ne s’enfonçaient pas, ils étaient réputés coupables.

“Cela fe faifoit” lit-on chez un vieil auteur “devant bien du monde ; & l’on ne peut raisonnablement douter des faits rapportez, comme ils le font, par un grand nombre d’Auteurs. Il n’y a pas lieu non plus de douter, fi l’effet était naturel, ou non. On convenoit, & il eft affez évident, qu’il y avoit du surnaturel dans l’expérience. Lors qu’un homme étoit éprouvé pour plufieurs crimes, dont il était soupçonné, on le voyoit tantôt s’enfoncer dans l’eau, & tantôt furnager, felon qu’il étoit innocent ou coupable de ces diverfes fautes ; c’eft pourquoi on réiteroit plufieurs fois l’épreuve (…) On voyoit des perfonnes qui fçachant qu’elles enfonçoient dans l’eau, fe préfentoient hardiment à l’épreuve, & fe trouvoient enfuite bien furprifes, de fe voir demeurer fur l’eau malgré qu’elles en euffent.”

On prenait donc Dieu à témoin : Il n’allait tout de même pas permettre qu’un innocent surnage ! Dans le même temps, on était parfois bien ennuyé. Une femme dont les preuves avaient été rapportées qu’elle avait empoisonné plusieurs personnes, condamnée à être jetée dans une rivière, une corde au cou et au bout de la corde une grosse pierre, surnagea tranquillement, en sorte que I’exécution se transforma en épreuve et qu’elle fut proclamée innocente, comme on peut le lire dans un manuscrit du douzième siècle de l’église de Laon, qui parle tout uniment d’une preuve qui se fit “Juridiquement & devant le monde.” Savoir si le juridique et la publicité font paroles d’Évangile ?

Philippe Toussaint


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