FRECHKOP S., Animaux protégés au Congo Belge (Institut des parcs nationaux du Congo belge, Bruxelles, 1953)

ANIMAUX PROTEGES AU CONGO BELGE ET DANS LE TERRITOIRE SOUS MANDAT DU RUANDA-URUNDI AINSI QUE LES ESPÈCES DONT LA PROTECTION EST ASSURÉE EN AFRIQUE (y compris MADAGASCAR) PAR LA CONVENTION INTERNATIONALE DE LONDRES DU 8 NOVEMBRE 1933 POUR LA PROTECTION DE LA FAUNE ET DE LA FLORE AFRICAINES AVEC LA LÉGISLATION CONCERNANT la Chasse, la Pêche, la Protection de la Nature et les Parcs Nationaux au Congo Belge et dans le Territoire sous mandat du Ruanda-Urundi, PAR S. FRECHKOP, Directeur de Laboratoire à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, et al. (Bruxelles, 1953)

Au cours de la dernière décade, les tentatives de développement économique des vastes territoires africains ont pris de telles proportions que rares sont les régions où leurs tentacules n’ont pas pénétré. Certes, on doit se féliciter d’un essor agricole et industriel dont les conditions d’existence de la communauté humaine ne peuvent que bénéficier. Mais, fasciné par les réalisations spectaculaires de l’industrie, par le mirage des gains immédiats, de l’aisance, du luxe, des facilités, ne perd-t-on pas le sens réel des choses, la notion exacte des mesures?

On ne voit plus guère dans la Nature qu’une source de profits, quelle que soit la forme de ceux-ci. Peut-être, passagèrement, s’extasie-t-on encore devant quelques-unes de ses beautés, mais rapidement l’âpreté des besoins matériels étouffe les émotions qu’elles procurent. Leur disparition est consacrée sans remords, souvent sans réflexion aussi. La Nature est, cependant, une vaste machine dont les rouages dépendent les uns des autres. Si l’on en supprime un, les autres perdent leurs fonctions et sont appelés à disparaître à plus ou moins brève échéance. On ne trouble pas impunément les équilibres naturels, auxquels toute atteinte est lourde de conséquences…

V. van Straelen (1953)

La transcription de l’introduction est disponible dans notre ENCYCLOPEDIE…

Pour lire la suite…

JOURNAL DES PROCÈS de Philippe Toussaint (index)

Philippe TOUSSAINT a créé en 1982 Le Journal des procès. Plus qu’un grand chroniqueur judiciaire, c’était un humaniste à l’éthique rigoureuse, soucieux de rapprocher le citoyen de la justice. Le Journal des procès bimensuel était à son image…

La reconnaissance de ses pairs était à la hauteur de la qualité des propos tenus. Parmi les chroniqueurs, on retrouve d’ailleurs des profils ‘lourds’ comme : Claude Javeau, Robert Henrion, JM Dermagne, RM Legros… Que du beau monde !

La bibliothèque de wallonica.org contient la quasi totalité des numéros de la revue (1982-2005) et les archives du Journal des procès ne sont pas publiées en ligne (à l’exception des copies disponibles à la bibliothèque Graulisch de l’ULiège et à la bibliothèque de Droit de la KULeuven) : que voilà une belle mission pour nous ! Ci-dessous, la liste des numéros que nous avons déjà dématérialisés avec, en primeur pour chaque numéro scanné, l’éditorial de Philippe Toussaint

MORET : Notice sur Jean Del Cour (1900)

MORET Justin (abbé, Fraiture-en-Condroz – aujourd’hui commune de Tinlot, pr. Liège, arr. Huy – 24 avril 1862 − 15 mai 1928). Prêtre, soutien de la démocratie chrétienne dans la région de Verviers (pr. Liège, arr. Verviers). Ordonné prêtre et nommé vicaire dans la paroisse Saint-Joseph à Verviers le 24 mai 1885, l’abbé Justin Moret est un des prêtres qui soutiennent au début des années 1890 la jeune démocratie chrétienne verviétoise, animée par les avocats, Henri Boland, Alphonse Collard-Bovy et Henri Maquinay. Justin Moret contribue au développement du mouvement syndical à Verviers. Le 8 novembre 1892, il fonde un syndicat chrétien des peintres qui participe aux adjudications publiques de travaux de peinture. Dès qu’un chantier lui est adjugé, son exécution est donnée à des syndiqués au chômage, désignés par tirage au sort. Collaborateur du journal de l’Union démocratique chrétienne de Verviers, Le Démocrate, l’abbé Moret est éloigné de Verviers en juillet 1893 en raison d’articles jugés “inconvenants” par le curé-doyen de Verviers. Il est nommé curé à Velroux (aujourd’hui commune de Grâce-Hollogne, pr. Liège, arr. Liège). Il sera ensuite désigné curé de Surlemez (anciennement commune de Couthuin, aujourd’hui commune d’Héron, pr. Liège, arr. Huy) en juillet 1913 et y restera jusqu’à son décès.

Freddy Joris

Au bord de la charmante et pittoresque rivière de l’Ourthe, au fond d’un des plus larges vallons qu’elle arrose, au milieu de terres arables, de vertes  prairies, de bois touffus couronnant les montagnes qui l’encerclent, est assise Hamoir, patrie du sculpteur Jean Del Cour (1627-1707).

Xhignesse, un petit hameau situé à un quart de lieue plus bas, sur la rive droite, était jadis le centre paroissial. Son intéressante église romane démontre la haute antiquité de cette paroisse qui, outre Xhignesse et Hamoir, comprenait encore Hamoir-Lassus, Sy et Filot. Son territoire appartenait au Comté de Logne et au pays de Stavelot, tandis qu’au spirituel elle ressortissait à l’évêché de Liège.

Au XVIIe siècle, Hamoir, quoique ne comprenant que 70 à 80 habitations, ne manquait pas d’activité. Grâce à sa situation géographique sur la route d’Allemagne vers la capitale de la principauté, non loin de Stavelot, de Liège
et de Huy, ce bourg desservi par la navigation, avait son commerce, ses forges, ses carrières, ses extractions de minerais. Il était, enfin, le siège de la Haute Cour de Justice de Xhignesse et Hamoir.

C’est à Hamoir que naquit, en 1627, Jean Del Cour…

La suite ici…

VAN HEULE : Le meuble liégeois (1952)

Si l’art est né d’une conception spiritualiste, son évolution est due à une suite de courants étrangers, d’échanges, auxquels chaque peuple apporte son génie propre. D’où différenciation dans l’unité. S’il est un art dans lequel les Liégeois ont excellé, c’est bien celui du meuble. Le meuble est né d’une nécessité, celle de rendre la vie plus commode [sic] et de conserver des objets précieux en les mettant à l’abri des déprédations ou des tentations. Au début, bancs, sièges pliants, tabourets pour s’asseoir, planches sur tréteaux en guise de table, lits, coffres formés de lourdes planches maintenues à queue d’aronde, c’était rustique. La recherche, l’élégance vinrent ensuite…

La suite est disponible dans la brochure scannée avec reconnaissance de caractères à télécharger ci-dessous…

PLANCHES dans le document

Tous les meubles figurés sur les planches qui vont suivre, ainsi que beaucoup d’autres, sont exposés dans les Musées de la Ville de Liège :

Le texte de l’introduction est transcrit dans notre WALLONICA…

HAINE : Les facteurs d’instruments de musique actifs en Wallonie et à Bruxelles en 1985 (Pierre Mardaga, 1985)

HAINE Malou dir., Les facteurs d’instruments de musique actifs en Wallonie et à Bruxelles en 1985 (Pierre Mardaga, 1985)

Catalogue de l’exposition organisée dans le cadre de l’Année Européenne de la Musique 1985 par le Conseil de la Musique de la Communauté française de Belgique, grâce à l’appui du Conseil de la Communauté française de Belgique, de l’Exécutif de la Communauté française de Belgique, de la Loterie nationale et avec le concours des organismes suivants :

      • Musée instrumental de Bruxelles,
      • Ville et Province de Namur,
      • Maison de la Culture de Namur,
      • Musée de Groesbeeck de Croix,
      • uTélévision locale R.T.A. Canal C (Grand Namur),
      • Musée de Mariemont,
      • Ministère des Affaires Economiques (Administration du Commerce).

Exposition organisé du 18 octobre au 17 novembre 1985, au Musée de Groesbeeck de Croix de Namur, à l’occasion de son 50′ anniversaire. La présente brochure a été préparée en séminaire par les étudiants de 2e candidature en Histoire de l’Art et Archéologie – section Musicologie, de l’Université Libre de Bruxelles, année académique 1984-1985.

 

THONART : Auprès de quelle cour Salman Rushdie pouvait-il déposer les conclusions suivantes, pour que justice soit faite ? (Catalogue de l’expo “Le vent de la Liberté, Welkenraedt, 1994)

PDF-OCR de l’article de Patrick Thonart publié dans le catalogue de l’exposition Le vent de la Liberté (1994, Welkenraedt, BE). Plusieurs articles à ce propos sont disponibles dans wallonica.org :

JIJÉ, La vie prodigieuse et héroïque de DON BOSCO (1946, rééd. 1993)

Le 15 août 1815 naissait dans le village de Murialdo, près de Châteauneuf d’Asti, au nord de l’Italie, un enfant, qui devait par sa vie extraordinaire, attirer l’admiration du monde.
Dès sa prime enfance, Jean Bosco étonnait ceux qui l’approchaient par la vivacité de son intelligence, son esprit d’initiative, sa piété tranquille.
Il voulait faire de grandes choses. Il aimait surtout ses camarades pauvres, les faibles, les malheureux et essayait de les rendre joyeux.
Se sentant appelé par Dieu, il fit des études dans des conditions difficiles à  cause de l’opposition de son grand frère, et devint prêtre pour s’occuper des jeunes, plus spécialement ceux qui étaient en situation difficile. Dieu bénit son travail et l’aida par de nombreux miracles.
Sa réputation envahit le monde entier. Le Pape, les Évêques, comme les hommes politiques sollicitaient ses conseils. Mais humble et discret, il préféra rester jusqu’à la fin de sa vie un simple prêtre au service des jeunes.
Il mourut à Turin le 31 janvier 1888. Le l” avril 1934, le Pape Pie XI le déclara saint.
Tu trouveras dans ce livre la vie merveilleuse d’un ami des jeunes. Puisse-t-elle t’aider à orienter ta vie vers l’amour de Dieu et des hommes.

Le Don Bosco de Jijé est une grande fresque religieuse publiée par 2 fois dans Spirou sous deux versions différentes : la première version en 42-43, et la seconde de 1946-48 dans l’édition française du journal en remplacement des planches de Tarzan [sic], puis dans le Moustique en 1949-50 (la 2e version uniquement). Pour certains d’entre nous, croyants ou athées, c’était la seule ‘bande dessinée’ que l’on trouvait chez les grands-parents…
La présente édition reste © Jijé – Editions Dupuis mais a été publiée par les Editions Don Bosco à Caen (FR) en 1993. Elle est aujourd’hui introuvable.

BRIGODE, Simon, Les églises romanes de Belgique (extrait, Bruxelles : Editions du cercle d’art, 1943)

Antérieurement à l’ère romane, s’étend, pour l’historien de l’art, une longue période qui va des invasions barbares à la fin du Xe siècle. Dénommée préromane dans son ensemble, cette période comprend la phase mérovingienne, du Ve siècle au milieu du VIIIe, et la phase carolingienne, du milieu du VIIIe siècle aux approches de l’an 1000. L’architecture romane proprement dite couvre, chez nous, tout le cours des XIe et XIIe siècles. Elle reste fort attachée à l’architecture carolingienne durant le XIe siècle, qui peut être considéré comme une première étape du style roman en Belgique. Durant le siècle suivant, les principes esthétiques et les méthodes constructives évoluent vers un certain souci du détail architectonique et décoratif, de même que vers plus de perfection technique. C’est la seconde étape, qui. dans les régions de l’Est, se prolonge durant le XIIIe siècle, concurremment avec les premières manifestations de l’architecture gothique…

Le texte complet est transcrit dans wallonica.org…

Hôpital ND à la Rose. Un hôpital pour le plaisir (2010)

L’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines a été fondé en 124 2 par Alix de Rosoit, veuve d ‘Arnould IV d”Audenaerde, seigneur de Lessines et grand bailli de Flandre. Lessines est à ce moment une ville en pleine expansion et l’hôpital va rapidement bénéficier de nombreux privilèges et d’importantes donations.

Fondé au XIIIe siècle pour accueillir et soigner indigents et malades, l’hôpital de Lessines a joué son rôle social jusqu’en 1980. Ce record de longévité s’explique par la qualité de l’organisation structurelle du site et par la présence ininterrompue de la communauté des religieuses augustines qui géra l’hôpital de sa fondation à la Révolution française et qui demeura dans les lieux aux XIXe et XXe siècles. Il fut ensuite ouvert aux visiteurs qui découvrirent de splendides bâtiments et collections rappelant le travail quotidien des sœurs au service de Dieu et des hommes mais aussi la vie et l’évolution des hôpitaux et des soins de santé depuis huit siècles…

Pour lire la suite, cliquez ci-dessous…

Projet METAL : la traduction automatique avant l’an 2000

METAL – Le Système de Traduction Automatique

“METAL est un acronyme pour Mechanical Translation and Analysis of Languages. Le projet a débuté au Centre de Recherche Linguistique de l’Université du Texas, Austin, avec des fonds du gouvernement américain, en 1961, pour la traduction de l’allemand vers l’anglais. Il a été abandonné puis revivifié quand la firme Siemens de Munich s’y est intéressée et l’a soutenu. Depuis 1980 Siemens finance entièrement les développements du système et ceux-ci sont testés à Munich. Ce système est fondé sur un ensemble défini de règles de grammaire auxquelles on accède à divers moments de l’analyse. On crée ainsi plusieurs représentations valides d’une phrase, puis on élimine celles qu’on juge moins acceptables. Bien que ce principe semble bien adapté à une amélioration continue des performances, les additions au dictionnaire et aux programmes mènent souvent à des effets secondaires négatifs. L’originalité du système est qu’il est largement modulable, il peut donc être utilisé pour diverses paires de langues. L’objectif du traitement d’un grand nombre de langues par le même système est une préoccupation caractéristique des systèmes européens. Du Texas à Siemens, le projet METAL s’est, en ce sens, européanisé. D’autres versions sont développées : du français vers le néerlandais à l’Université de Louvain, en Belgique ; de l’anglais vers l’allemand (à l’origine déjà commencé au Texas) et de l’allemand vers l’espagnol à Barcelone. METAL est particulièrement performant dans le domaine des télécommunications.”

extrait de La traduction automatique par Anne-Marie Loffler-Laurian (1996)


Introduction

METAL est un système informatique modulaire qui permet de traduire des textes dans d’autres langues. Actuellement, la version allemand-anglais est disponible. Les paires de langues néerlandais-français, français-néerlandais, anglais-allemand et allemand-espagnol seront disponibles dès le début de 1990. D’autres paires de langues sont en préparation.

METAL convient pour la traduction de textes techniques et spécialisés. Son utilisation est particulièrement indiquée lorsqu’il s’agit de traduire des quantités importantes de textes dans des laps de temps très courts, p. ex.

      • des offres,
      • des descriptions techniques,
      • des modes d’emploi,
      • des manuels de maintenance,
      • des nomenclatures, etc.

La mise en oeuvre du système METAL se justifie donc principalement dans l’industrie, le commerce, les administrations publiques, les institutions scientifiques ainsi que dans les bureaux de traduction – c’est-à-dire partout où l’on doit traduire une quantité considérable de textes ayant trait à des domaines spécialisés.

Le système METAL offre plusieurs avantages à son utilisateur :

Cohérence de la terminologie

Lorsque plusieurs personnes traduisent de la documentation technique relative à un même thème spécifique, il est quasiment impossible, avec les moyens habituels, de garantir l’uniformité de la terminologie utilisée. Ceci entraîne souvent une diminution de la qualité des textes, ainsi que des frais supplémentaires. METAL vérifie la terminologie du texte source et la traduit de manière cohérente dans la langue cible et ce, quelle que soit l’ampleur du document considéré.

Gain de productivité

Après une période d’apprentissage et la constitution de dictionnaires spécifiques, METAL permet d’obtenir un accroissement significatif de la productivité. Il est possible de traiter plus vite un volume de traductions toujours plus important et de faire face à des charges maximales de travail. L’exploitation de METAL est particulièrement rentable lorsqu’il importe de traduire un grand nombre de textes pour lesquels la terminologie utilisée est identique. METAL fournit, dans l’état actuel de la technologie en la matière, la meilleure traduction brute possible. Il met en outre à la disposition du traducteur spécialisé des outils performants et conviviaux pour effectuer la révision du texte brut.

Conservation du format

Le format de la traduction produite par METAL est parfaitement fidèle à celui du document original. On évite ainsi les opérations de redactylographie et de reformatage du texte traduit.

Environnement de traitement de texte

METAL est intégré à un environnement de traitement de texte et dispose d’interfaces pour le transfert de textes provenant d’autres systèmes (via une ligne de transmission ou à partir d’une disquette), et pour le raccordement d’un lecteur de pages, etc. Ces ressources peuvent également être utilisées en dehors du cadre de la traduction automatique. METAL permet donc de couvrir toutes les étapes qu’implique un processus de traduction complet, de la saisie du texte à la composition du document final, en passant par la traduction.

Dictionnaires modulaires

Les dictionnaires du système METAL sont organisés en modules généraux et spécifiques (lexiques spécialisés). De la sorte, on garantit, dans le texte cible, l’emploi des termes techniques propres au langage de spécialité concerné. La terminologie peut également être définie individuellement en fonction d’un client ou d’un produit, voire d’un pays déterminé. Un système expert intégré permet l’extension et la mise à jour aisées des dictionnaires.

Système IA (Intelligence Artificielle)

METAL est un produit basé sur les résultats d’un programme de recherche approfondie lancé il y a plusieurs années. Sa conception et son développement reposent sur l’utilisation des techniques de l’Intelligence Artificielle. De ce fait, dans le domaine de la traduction assistée par ordinateur, METAL se positionne comme un système de pointe. METAL est structuré de manière à pouvoir intégrer sans aucun problème les résultats des développements ultérieurs. L’utilisateur possède donc un système qui peut être enrichi au fur et à mesure de l’évolution de la technologie.

Configuration

Le logiciel central de METAL est écrit en langage de programmation LISP et tourne sur un processeur spécial. Le programme de traitement de texte et les programmes utilitaires sont implantés dans un système multi-utilisateur fonctionnant sous SINIX (le système UNIX de Siemens). Des interfaces y sont disponibles pour la liaison avec d’autres systèmes. METAL s’intègre parfaitement dans un environnement de bureau. Les dimensions, le niveau sonore et le dégagement de chaleur des appareils correspondent aux valeurs admises dans un tel environnement. L’ergonomie des postes de travail a été particulièrement étudiée. Les utilisateurs sont pilotés à travers toutes les fonctions par le biais d’un système de menus; de l’introduction des textes jusqu’au reformatage automatique, toutes les opérations sont exécutées avec le même système de traitement de texte. De plus, grâce au système d’exploitation multi-utilisateur SINIX, plusieurs utilisateurs peuvent travailler en même temps et avoir également recours à toutes les autres fonctions offertes par le système. La traduction proprement dite s’effectue en arrière-plan, sans influencer les autres tâches se déroulant sur le système sous SINIX. Les dictionnaires du système sont mis à jour et étendus à partir de l’écran central du processeur LISP, pour tous les postes de travail. Ceci garantit en permanence l’uniformité de la terminologie.

Introduction de texte

Il y a quelques années, le transfert et l’intégration des textes originaux dans un système de traduction posaient encore de nombreux problèmes. Aujourd’hui, de plus en plus de documents sont rédigés sur un système de traitement de texte. Ceci signifie que les textes se présentent déjà sous une forme lisible par la machine et qu’ils peuvent être intégrés dans le système METAL via une ligne de transmission de données ou par échange de supports de fichiers. Si les textes à traduire ont été dactylographiés à l’aide d’une machine à écrire, un logiciel est fourni qui, moyennant le raccordement d’un lecteur de pages, permet d’introduire ces textes dans le système. En résumé, les possibilités suivantes sont offertes pour l’introduction des textes :

      • transfert de fichiers via une ligne de transmission de données
      • mise en mémoire à partir d’une disquette
      • saisie optique de texte par lecteur de pages
      • saisie manuelle de texte via le clavier.

Format des textes : préparation et reformatage de texte

D’ordinaire, les textes techniques sont fortement structurés et formatés. En dehors des unités de texte proprement dites, il existe de nombreux caractères qui ne doivent pas être traduits. Parmi ceux-ci, on trouve les caractères de contrôle pour l’impression, l’identification des paragraphes, les renfoncements, les tableaux, etc… Le format d’une traduction réalisée par METAL est identique à celui du document original ; tous les caractères de contrôle utilisés sont conservés. Cela signifie que les opérations de redactylographie et de reformatage du texte traduit ne sont plus nécessaires. METAL génère un masque du document original avec ses données de format. Sur base d’une méthode d’analyse complexe, le texte est subdivisé en unités de traduction qui sont ensuite transférées vers le programme de traduction proprement dit. Une fois traduites, les parties de texte sont automatiquement mises dans le masque, à l’endroit exact où elles se trouvaient dans le document original. Cette opération a lieu avant et après la postédition. L’utilisateur est donc ainsi libéré de tâches routinières fastidieuses.

Pré-analyse lexicale

Pour réaliser une traduction, le système METAL utilise des informations lexicales, morphologiques, syntaxiques et sémantiques propres à la langue source et à la langue cible ainsi que des informations de correspondance (qui dépendent du contexte) entre les deux langues. Au cours de la première phase de la traduction (après la saisie du texte), un programme de pré-analyse recherche les mots que le système ne connaît pas (acronymes, néologismes, etc.). Ce même programme propose également diverses traductions possibles pour les mots composés qui n’existent pas en tant que tels dans le dictionnaire, mais dont la signification est probablement la “résultante” de leurs composants bien présents, eux, dans les dictionnaires (cas fréquent dans les textes techniques). Le traducteur dispose, au cours de cette phase, de moyens performants pour introduire les termes manquants. En effet, un système expert propose automatiquement un certain nombre d’options implicites pour l’encodage des nouveaux mots, ce qui permet d’accélérer considérablement le processus. A côté des dictionnaires ainsi constitués, l’utilisateur peut également créer et coder ses propres glossaires. 11 est aidé en cela par ce même système expert. Les dictionnaires du système sont dotés d’une structure modulaire et hiérarchique. Ceci permet d’éviter toute redondance et d’obtenir une traduction précise de la terminologie pour chaque domaine spécialisé. Par ailleurs, il est possible de coder des termes en référence à un client déterminé, à un produit spécifique ou à des particularismes de langage (p.ex. l’anglais utilisé en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis).

Traduction

METAL est un système modulaire, non lié à une langue particulière. Le processus de traduction comprend trois phases essentielles, à savoir l’analyse, le transfert et la synthèse. Au cours de la première phase, tous les éléments constitutifs de la phrase sont analysés sur base des règles grammaticales et des informations reprises au dictionnaire de la langue source. Une fois définies les fonctions de tous les mots dans la phrase ainsi que leur signification, la phrase est transposée dans la langue cible au cours de la phase de transfert. Dans le cadre de la phase de synthèse, les structures et les formes spécifiques de la langue cible sont générées. A l’attention des linguistes, précisons que METAL utilise un Chart Parser qui applique des règles récursives de structure de phrase indépendantes du contexte et qui crée la structure arborescente la plus plausible d’une phrase sur base d’un système interne de préséance de règles et d’informations lexicales. Cet “arbre” est transformé en structure appropriée dans la langue cible. METAL ne traduit donc pas mot à mot, mais bien en tenant compte du contexte. Compte tenu de la structure du système, non liée à une langue déterminée, le résultat de l’analyse d’un même texte source peut donc en général être utilisé pour la traduction dans plusieurs langues cibles différentes. Ceci représente un avantage indéniable lorsqu’un même document doit être traduit dans plusieurs langues.

Postédition

METAL fournit une traduction brute. Cette traduction doit être retravaillée si l’utilisateur désire une version plus élaborée sur le plan stylistique. Un système de traitement de texte convivial permet d’effectuer cette révision. Le format du document source est – comme cela a déjà été expliqué auparavant – recréé par un programme et ne doit plus faire l’objet que d’une simple vérification.

Structure des dictionnaires

METAL utilise des dictionnaires unilingues distincts pour la langue source et pour la langue cible. Ils contiennent les informations grammaticales et sémantiques nécessaires à l’analyse et à la synthèse. La traduction proprement dite du mot est fournie par le dictionnaire de transfert. On y trouve des informations relatives au contexte dans lequel un mot “A” de la langue source doit être traduit par un mot “B” dans la langue cible. Les dictionnaires sont structurés hiérarchiquement en fonction des domaines de spécialité. Les modules Vocabulaire Fonctionnel (articles, prépositions et autres mots fréquents importants pour l’analyse grammaticale), Vocabulaire Général et Vocabulaire technique Général sont inclus dans la version de base du produit. Si nécessaire, l’utilisateur peut structurer des modules qui lui sont propres et même des lexiques spécifiques à un produit ou à un client. Avant d’entamer une traduction, le traducteur indique le domaine spécialisé dont relève le texte à traduire. La recherche s’opère d’abord dans le module spécifié, les modules plus généraux n’étant interrogés que lorsque le terme recherché n’y figure pas. L’utilisateur est ainsi assuré, lorsqu’il s’agit d’un texte spécialisé, de ce que le système utilisera toujours en premier lieu la terminologie spécifique. Lorsque le traducteur choisit un module contenant des particularismes ou des variantes propres à une langue telle qu’elle est utilisée dans un pays déterminé, il garantit en outre au destinataire de la traduction l’emploi du vocabulaire qui lui est familier.

Traitement des travaux

Des activités créatives telles que la traduction ne peuvent être menées à bien sans une certaine organisation. Plusieurs travaux de traduction, dont les priorités et les délais d’exécution sont différents, doivent être planifiés et traités. Dans le système METAL, les divers travaux de traduction sont placés dans une file d’attente. Les travaux urgents sont exécutés en priorité ; des logiciels intégrés effectuent un contrôle et une comptabilisation des travaux et renseignent à tout moment le traducteur sur l’état d’avancement de ses traductions. Ceci permet de garantir le respect des délais.

Utilisation

METAL exécute toutes les phases du processus de traduction, de la saisie et de la vérification terminologique à la traduction brute et à la création totalement intégrée de documentations multilingues. En plus des avantages liés à l’accroissement de la productivité et à la cohérence de la terminologie, le respect du format constitue un atout important. L’utilisation du système ne requiert pas de connaissances particulières en programmation ou en linguistique. Tout traducteur peut, après une période d’apprentissage ad hoc, utiliser le système et en assurer l’administration. METAL donne ainsi à ses utilisateurs les moyens de réaliser des traductions de qualité de documentations toujours plus volumineuses, tout en respectant des délais de production toujours plus courts.

[Transcription de la brochure explicative à télécharger ci-dessous. Cette dernière contient des schémas complémentaires et une brochure promotionnelle richement illustrée]